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RAP | egyptienne


RAP
Bon ça, c mon tpe de 1ere c moi qui ai tout rédigé ça a pris énormément de temps en langage normal !

Son apparition s’est faite aux USA, plus particulièrement à New York, dans les ghettos noirs-américains, au alentours des années 80. Les premiers enregistrements de rap datent des années 70, ont été faits par des groupes confidentiels comme les « Last Poets ». Ce sont des déclarations de discours sur le thème de la négritude, sur des rythmes de tambours africains. Le premier tube de rap sortit en 1979 sur 45 tours. Il s’agissait de Rappers Delight du Sugarhill Gang. C’est aussi l’époque des crews (clans) qui réunissent des rappeurs du même quartier (souvent des dizaines) autour d’un producteur. L’un des plus célèbres crews est le « Juice Crew » de Queensbridge (NYC). Les différents crews se défient lors des « beefs » (luttes vocales) où les « lyricists » (paroliers) se battent avec les mots par morceaux interposés). Avec la Zulu Nation et Afrika Bambataa, (son inventeur), c’est une véritable musique populaire qui permet d’éloigner les jeunes de la drogue et des gangs, tout en développant leur créativité. Le rap est le témoignage de leur vie difficile, mais les rappeurs passent sans complexe d’un rap conscient et spirituel à un « égotrip » (délire) purement matérialiste.
Depuis une dizaine d’années, le rap constitue le plus important support d'expression musicale jeunes des « quartiers relégués », sur lequel la plupart des gens ont des préjugés très négatifs. Cette partie a pour objectifs de combattre les a priori tout en donnant une définition la plus complète possible de ce genre musical à part entière.

1er préjugé « C’est une musique uniquement commerciale ! »

L’enquête de 1997 du ministère de la Culture sur les pratiques culturelles révèle que l'écoute du Rap est avant tout un phénomène d'âge : il est écouté par 28% des 15-19 ans, 10% des 20-24 ans, et disparaît complètement par la suite, mais cette écoute n'est plus réductible aux milieux populaires et aux jeunes les moins diplômés.
En effet, depuis les succès de MC Solaar et d’IAM, le phénomène a débordé la jeunesse des quartiers relégués dont la quasi totalité des premiers rappeurs était issue (très majoritairement en banlieue parisienne).
Cependant, chez les adultes de tous les milieux sociaux et de toutes les tendances politiques, le rap suscite au mieux de la distance, au pire de la répulsion, car cette musique qu’ils trouvent « rébarbative » est associée par les médias à une image de violence gratuite.

Le rap est arrivé en France dans les années 80-90 et fut instauré par des groupes comme I am, NTM, Assassins, Ministère Amer ou par des rappeurs solos comme Mc Solaar. Après la radio, l'émission Hip-Hop présenté par Sidney et Laurence Touitou sur TF1 en 1984 deviendra vite culte dans toutes les banlieues de France. En 1987, les premiers rappeurs français... balancent leurs premiers free styles en direct dans l'émission Deenastyle. Pourtant le rap restera jusqu'à la fin des années 1980 un phénomène essentiellement importé des USA. Dans les années 1990, le rap commence à prendre de l'essor et la première génération des rappeurs français se fait connaître par le grand public en sortant leurs albums (NTM en 89, Assassin, Solaar, I AM, Ministère A.M.E.R en 92). Puis apparaissent de nombreux nouveaux groupes comme Arsenik, la Fonky Family, Ménage à 3, Sniper, 113, Psy4 de la Rime … Le rap passe sur les radios et supplante petit à petit le rock. Les jeunes rappeurs français se détachent du modèle américain et créent un son et un style bien français. En 1998, le rap est définitivement ancré et fait de l'Hexagone la seconde scène rap mondiale. Son importation coïncide avec le réveil des banlieues » et la crise économique française, qui provoque de nombreux drames sociaux. La barrière linguistique de l’anglais avait auparavant empêché la compréhension des textes. Ils se rendirent compte que les problèmes évoqués étaient très proches des leurs lorsque les groupes américains traversèrent l’océan et qu’eurent lieu des concerts. La traduction des paroles propagea encore davantage la « raptitude » (rap attitude).
Aujourd’hui, aux Usa, le « gangsta-rap » (rap des gangsters), continue de se vendre. Avec plusieurs millions de disques vendus chaque année, le rap autrefois « underground » (souterrain) se commercialise et est devenu un vrai business. Dr Dre, membre du NWA (Niggas With Attitude) a lui même déclaré que le rap était mort. Un véritable culte est voué au « gansta ».
Le rap est aujourd'hui un phénomène social, culturel, médiatique de grande ampleur. Son rejet par la population et sa « mort » commerciale est autant due aux effets déstructurants des nombreuses contraintes imposées par l'industrie du disque qu’à l'indifférence de l'immense majorité des responsables politiques, des journalistes et des intellectuels. Il existe néanmoins de plus en plus groupes confidentiels.

2ème préjugé « Ils parlent tout le temps de la même chose ! »

Les producteurs, auditeurs et diffuseurs de rap distinguent couramment au moins deux tendances, qui sont le Rap « Hardcore », prise de parole éminemment politique, et le Rap « Cool ».
Seul le premier continue à incarner (pour ses producteurs comme pour la plupart de ses auditeurs) la dimension critique de l'ordre social et à exprimer la révolte d'une partie de la jeunesse. C’est cette critique qui contribua fortement à fonder ce courant musical en France à la fin des années 80. Aujourd’hui encore, le rap Hardcore est le plus écouté et pris en modèle parmi la jeunesse des quartiers relégués.
Les rappeurs proposent une vision d'ensemble d’un monde d'où se dégage une révolte contre des sociétés injustes, racistes et corrompues par l'argent. Ils ne se lamentent pas, ils analysent et tentent d’en comprendre les logiques de fonctionnement.
« Si c’était pas autant la merde, j’aurais plus beaucoup d’raisons de rapper/
Si j’arrêtai, ça serait synonyme de paix »
(Sniper, Gravé dans la roche, 2001)
On peut dégager les thèmes communs des « rap songs » par l’analyse de leur contenu, sans entrer dans les différences perceptibles d’un groupe à l’autre.

Ø Une société corrompue par l'argent

La télévision et la politique incarnent la domination perverse de l'argent. La télévision est perçue comme un univers commercial où paradent des vedettes artificielles :

« Trop d'infidèles sans talent, le piston en avant /
Malheureusement pour eux, ils marchent le cul devant /
Systématiquement automatiquement purement et simplement /
Manipulés par le vent, par l'odeur de l'argent, jamais je ne mens /
Tu le sens, je le sens, et pourtant ainsi va la vie /
Ainsi vont les faux-semblants. »
(Suprême NTM, « Sur 24 pistes (remix) », 1993)

La politique est perçue comme un monde dominé par la corruption et suscite un rejet d'autant plus virulent que les hommes politiques sont censés détenir le pouvoir de changer les choses.

« Tout s'achète tout se vend / Même les gouvernements /
Prêts à baisser leur froc / Pour une question d'argent /
Avec une veste réversible / Suivant le temps / Apparemment l'armement /
Passe largement avant / La condition de vie de chacun /
Le monde est plein de bombes / Qui creuseront nos tombes /
Maintenant tu sais à quoi sert le fric /
Qui à lui seul pourrait stopper la famine en Afrique. »

« La corruption est une arme à ne pas négliger /Si tu veux réussir en politique /
Sache que l'arnaque est une "technique"/Une tactique illicite /
Qui profite toujours aux mêmes, aux piliers du système. »
(« L'argent pourrit les gens », NTM, 1991).




Ø Des sentiments primordiaux d'injustice et de domination

L’univers symbolique des banlieues peut se lire comme étant l’opposition entre les pauvres tristes et humiliés contre les riches puissants et enviés. D’un côté le péril social et la honte. De l'autre, ceux qui ont tout, la richesse et le succès.
« Tout a commencé sûrement / Le jour où je suis né /
Le jour où je n'ai pas croisé la bonne fée /
Qui aurait fait de moi / Ce que je ne suis pas /
Ceux qu'il m'arrive d'envier parfois / Ceux que la vie a doté d'une chance. »
(NTM, « J'appuie sur la gâchette », 1993)

La dénonciation de l'injustice, de la domination et de l'oppression prend donc une dimension primordiale. Les rappeurs lient l'injustice et la domination à leur condition : la pauvreté matérielle et la condition d'enfant d'immigrés.
« Pourquoi fortune et infortune, pourquoi suis-je né /
Les poches vides, pourquoi les siennes sont-elles pleines de thune /
Pourquoi j'ai vu mon père en cyclo partir travailler /
Juste avant le sien en trois pièces gris et BMW »
(IAM, « Nés sous la même étoile », 1997).

Ces paroles dénoncent l’égalité des chances, qui n’est qu’un mensonge de la société moderne : le contraste est important entre les richesses matérielles. Cela est visible entre les habitants du même pays, de la même ville, parfois du quartier voisin.
Pour les rappeurs, ces injustices ne tiennent pas à la fatalité : un système de ségrégation sociale vise spécifiquement les jeunes issus de l'immigration :
« Toujours les mêmes qui gagnent, toujours les mêmes qui perdent […]
La France organise un complot contre les étrangers /
Tout est fait pour que nous basculions, tout est prémédité /
De l’école de l’exclusion aux premières orientations bidons /
Des faux boulots aux conseils de négriers en manque de main d’œuvre pour la nation /
Pose pas de question : c’est du mécanisme »
(Rocca, « Sous un grand ciel gris », 1997).

Le monde extérieur est perçu comme celui des privilégiés qui s'efforcent de maintenir les jeunes pauvres et d'origine immigrée à l'écart.

Ø L'oppression policière et l'iniquité de la justice

Ce double sentiment de discrimination (ayant trait aux origines et à la fortune matérielle) atteint son point culminant dans les rapports avec la police et la justice. Beaucoup de chansons décrivent la banalité quotidienne du contrôle ...
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